En 1973, quelles sont les préoccupations face à l’informatisation des grandes entreprises ? Comment le CIGREF s’organise-t-il pour y faire face ?

Extrait du Rapport d’activité du Président Lhermitte lors de l’assemblées générale du CIGREF de 1973.

« En introduction, je vous rappellerai que le CIGREF achève sa troisième année d’activité. Une association telle que la notre atteint son âge de raison lorsqu’elle peut faire état de trois années de travaux et d’expériences.

Les résultats obtenus dans divers domaines seront évoqués tout à l’heure, à l’occasion du rapport d’activité, mais ils sont la preuve que nous avons effectivement acquis une certaine expérience et ils affirment la raison d’être de notre club.

Ces trois années d’activité nous ont également permis de tester et de rôder notre organisation, par suite il nous est apparu souhaitable de modifier certaines dispositions initialement adoptées pour améliorer le fonctionnement du CIGREF. Tel est le but de l’assemblée générale extraordinaire qui se tient aujourd’hui en même temps que l’assemblée générale ordinaire de 1973.

Je crois également qu’il faut que nous continuions à concentrer nos travaux sur un nombre limité de thèmes pour essayer d’être aussi concrets que possible. Ce mode d’action définit un peu l’organisation de nos travaux qui tendent essentiellement à des actions très concrètes. Je pense que nous aurons l’occasion de le souligner en parlant des problèmes qui, partant d’aspects positifs, restent encore un peu théoriques : comme le centre de dépannage commun ou les simplifications en matière administrative.

Il faut concentrer nos travaux sur des études en profondeur et concrètes correspondant aux besoins des membres, Nous ferons a l’extérieur les efforts nécessaires pour faire aboutir ces travaux même si cela doit demander beaucoup de temps. Dans ce sens, nous avons déjà engagé une action pour les relations administration-entreprises et également pour les problèmes téléphoniques. Je crois que pour ces derniers des difficultés risquent d’intervenir d’une façon très précise dans les deux ans qui viennent. Je pense aussi qu’il est bon de continuer l’effort déjà entrepris pour développer la circulation de l’information à l’intérieur du CIGREF, surtout en multipliant les contacts entre nous mais d’une façon aussi légère que possible… »

Point sur les Groupes de travail du CIGREF

  • Relations avec les constructeurs

« …ce groupe avait réfléchi sur ce que pourrait être un contrat de location qui sortirait des fourches caudines des constructeurs… »

  • Relations avec l’Administration

« …qui a permis au CIGREF d’être considéré comme le porte-parole des grandes entreprises… »

  • Formation

« …a fait quelques études intéressantes sur la formation des spécialistes et celle de l’environnement informatique… »

  • Normalisation des programmes

« …a constaté que l’échange d’expériences et la mise en commun des moyens en matière de software étaient assez délicats à réaliser, même en se limitant aux softwares de base… »

  • Entraide

« …avait mis en place un certain nombre de fichiers sur le matériel et nous en disposons les uns et les autres… »

  • Personnel

« …le groupe  avait souhaité aborder la carrière des informaticiens. Comment doivent-ils débuter? Comment peuvent-ils ensuite s’intégrer dans les (différents ‘services de l’entreprise ?… »

Télécharger le rapport d’activité des Groupes de travail du CIGREF

Un autre axe mobilise le CIGREF en 1973 : la question de la prospective…

« Chacun fait un plan informatique, avant il était de 5 ans, ‘cette année je l’ai réduit à 3 ans, en l’assortissant d’un budget. Ceci étant, cela m’a évité de réfléchir trop sur la prospective informatique à long terme, c’est-à-dire : dans dix ana. Que deviendra l’informatique ? Cette réflexion a-t-elle un intérêt ?… »

Télécharger le questionnement relatif à une démarche prospective