A l’heure où le CIGREF propose une réflexion sur « l’entreprise numérique »… Disquette ? Vous avez dit « disquette » ? En Europe, c’est quelque chose « que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre » ! (ou presque…). Car depuis l’arrivée des disques optiques CD, DVD puis de la clé USB, les fabricants de matériel informatique ont pratiquement supprimé le « lecteur de disquette » des ordinateurs. Mais ce support de stockage de données est encore vendu principalement au Japon, grand utilisateur puisqu’il en consommait encore 12 millions en 2009, et en Inde. Plus pour longtemps… Il y a un peu moins d’un an, Sony a annoncé la fin de la fabrication des disquettes pour mars 2011… On y est presque. Avis aux collectionneurs de « vieux ordis », très bientôt plus aucune disquette ne devrait sortir d’usine.

Les « floppy disk » (disques souples), autrement dit les premières disquettes, avaient vu le jour en 1967,  fabriquées par IBM. En plastique souple, elles faisaient 8 pouces, soit 2,54 cm fois 8 ! Elles étaient principalement destinées à stocker les microprogrammes des systèmes 370. La capacité de stockage de cette première disquette équivalait à 80.000 caractères (environ une journée de frappe pour une opératrice de saisie). C’est cet usage qui fit le succès de la disquette, car elle permit de remplacer les perforatrices de cartes, volumineuses et bruyantes.

Après cette première génération de disquettes, celle qui contribua au succès du premier micro ordinateur d’IBM en 1981 ne faisait plus que « 5 pouces un quart ». Elle équipa les Apple II et l’Olivetti P6060.

Une troisième génération de disquettes proposée par Sony sortit sur « les ordinateurs à la pomme » en 1984. Elles ne faisaient plus que « 3 pouces et demi » et le disque souple présentant une certaine fragilité avait été recouvert d’un boitier rigide. Sa capacité de stockage ne dépassait pas 1,4 Mo. Le monde des PC l’adopta quant à lui en 1987. Si l’on excepte quelques expériences de mise sur le marché de divers supports (Zip, Driver 2, Nano Cubic…) les disquettes vécurent des jours heureux pratiquement jusqu’à la fin des années 90, quand naquit la fameuse clé USB, avec grande capacité de stockage et, par rapport aux premiers CD, l’avantage d’être réinscriptible.

Adieu disquettes, bonjour smartphones, et autres tablettes…