Rapport 1976 du groupe de travail CIGREF sur « la portabilité des applications informatiques »

Se pencher aujourd’hui sur les préoccupations qui ont fait plancher le CIGREF, c’est naturellement regarder l’histoire de l’informatique, à la fois dans les grandes entreprises françaises mais aussi sur ce qui a conduit aux usages actuels dans la société.

En  1975, le CIGREF crée un groupe de travail sur « la portabilité des applications informatiques ». Voici ses propositions publiées en février 1976 : Les propositions du CIGREF pour améliorer la portabilité des applications informatiques, en 1976 :

Préambule

« Le Club Informatique des Grandes Entreprises Françaises, fort des expériences vécues par certains de ses membres qui ont récemment changé de système informatique, a créé un groupe de travail afin d’étudier les conditions économiques et techniques dans lesquelles ces opérations peuvent se dérouler.

L’importance des sommes engagées dans les opérations de transfert d’un système à un autre conduisent les utilisateurs à examiner les moyens les mieux adaptés ¬pour protéger leurs investissements en matière de logiciels d’applications.

Les dépenses afférentes aux opérations de reconversion sont improductives. Elles dépassent largement les coûts des matériels concernés, et il importe de souligner que la part relative du logiciel d’application dans les investissements informatiques ne fera que croitre avec la généralisation des systèmes de gestion de bases de données et de gestion de réseaux téléinformatiques.

Le cadre de cette étude est délibérément celui d’utilisateurs de l’informatique, placés dans le contexte quotidien du traitement de l’information de leur entreprise et sans préoccupations futuristes, c’est-à-dire:
– argumentant leur analyse sur les réalisations informatiques actuelles ou en cours de développement dans leur entreprise
– soucieux de conserver leur entière liberté en matière de choix de constructeurs
– refusant de se voir imposer des systèmes informatiques, de se laisser enfermer dans un ensemble de contraintes résultant de logiciels-de base, de procédures, de réseaux, …
– et exigeant de participer à la concertation sur les orientations d’une politique des produits qui leur sont destinés.
Les utilisateurs désirent une évolution de l’informatique qui leur offrira demain des possibilités qu’ils n’ont pas aujourd’hui, du fait des progrès de la technologie (abaissement des coûts, technologies nouvelles… ), ils souhaitent une évolution progressive, à l’image du développement des entreprises, sans remises en cause brutales du fait de leurs fournisseurs, ou de pressions externes, tout en se réservant la possibilité de développer des applications nouvelles.

Au moment où se posent aux pouvoirs publics les problèmes d’orientation d’une informatique nationale, le CIGREF se fait l’interprète de ses membres pour éclairer certains aspects particulièrement importants à ses yeux ».

Le rapport complet

(document numérisé d’après archives papier, merci d’excuser les petits bugs éventuels dans la transcription du texte)