C’était le 15 juin 1911, tout juste 100 ans… deux sociétés fusionnent pour devenir la Computing Tabulating Recording Company. Encore assez loin du l’informatique, l’entreprise vend des machines à couper viande et fromage… mais aussi des cartes perforées ! En 1924, elle est rebaptisée International Business Machines Corporation, plus connue sous l’acronyme IBM.


L’identité graphique d’IBM sur cent ans !

Inutile de présenter IBM ! Ses cent ans d’histoire et son rôle dans le monde de l’informatique le font pour nous et s’égrènent déjà au fil de ce site :

  • La souris informatique sort de son trou, « cette souris a la particularité de n’avoir qu’un seul bouton. Microsoft propose également une souris pour l’IBM PC, avec « clic droit, clic gauche »… ».
  • La clé USB qui peut « presque » tout faire, « Elle sort dans une première version appelée USB 1.0 retenue par 7 fabricants : Compaq, DEC, IBM, Intel, Microsoft, NEC et Northern Telecom ».
  • L’histoire des virus informatiques se souvient que « IBM crée un laboratoire de recherche interne, le High Integrity Computing Laboratory pour mettre au point un antivirus ».
  • La langue de l’informatique explique que « Le mot ordinateur date de 1955. Il fut inventé par Jacques Perret à la demande du responsable publicité d’IBM qui voulait un nom pour communiquer sur le « calculateur »
  • L’aventure de Tetris rappelle que ce jeu mythique a « envahi les machines IBM »
  • La disquette vit ses derniers jours, se souvient « qu’IBM est à l’origine des « floppy disk » ancêtre de la disquette »
  • 1970, une année informatique, ne pouvait ignorer que cette année-là « IBM lance son système 370 »
  • Le rapport du Conseil Economique et social de 1968 évoque le poids de la firme sur le marché français de l’informatique
  • Et dans le Pari Informatique, Pierre Lhermite développe : « la part d’I.B.M. (International Business Machines) dans le marché français, 60 % environ, est sensiblement la même que dans le marché américain. Cette proportion s’explique par la solide implantation commerciale et industrielle de cette société; I.B.M. France emploie en effet, en France, quelque 10 000 à 12 000 personnes dans trois usines (Vincennes, Corbeil-Essonnes, Montpellier) et dans son centre de recherches de La Gaude (près de Nice). Actuellement I.B.M. France fabrique en particulier tous les micromodules pour les systèmes I.B.M. assemblés hors des U.S.A. et du Canada ».

Les relations CIGREF et IBM

IBM a indirectement pris part à l’histoire du CIGREF puisque le Club s’est créé, entre autres, pour permettre aux grandes entreprises françaises d’y voir plus clair face à la place prise par les grands fournisseurs comme IBM ! « Nous voulions absolument que les constructeurs ne soient pas présent au CIGREF. Cela se comprend parfaitement, alors que l’un des objectifs du club est de devenir une force de discussion à l’égard des constructeurs, surtout d’IBM ». En effet, les problèmes rencontrés entre les entreprises utilisatrices et le fournisseur s’illustrent par exemple au sein du rapport de 1985 sur « La mise en œuvre et les coûts des logiciels de base IBM ».

Au fil du temps, si les relations avec les fournisseurs tiennent toujours une grande place dans les travaux du CIGREF, celles-ci évoluent. Le CIGREF rencontre plusieurs fois le PDG d’IBM France pour suivre sa stratégie. IBM learning Services a également été sollicité par le Groupe de travail « Formation de base à l’informatique » constitué pour répondre à la problématique de la connaissance informatique nécessaire pour l’utilisateur face aux applications mises en œuvre par la Direction des systèmes d’information. IBM était également représenté au sein de L’observatoire des nouvelles technologies du CIGREF, chargé de « défricher et décrypter les usages des nouvelles technologies et d’évaluer leur impact sur les SI et métiers de l’entreprise ».

En 2003, le CIGREF et IBM ont entrepris une démarche conjointe sur deux thèmes majeurs : la stratégie et l’architecture des logiciels et la satisfaction client. Les enquêtes de satisfaction menées en parallèle par IBM et le CIGREF ont débouché en 2005 par des contrats adaptés aux entreprises. Ce fut une étape importante dans les relations avec l’éditeur marquant la capacité des grands utilisateurs et des fournisseurs à agir ensemble pour améliorer les relations et la valeur créée.

En 2006, IBM et le CIGREF sortent un Livre Blanc rassemblant un ensemble de contrats types relatifs à la concession de licence d’utilisation de logiciel d’une part et à la maintenance de logiciel d’autre part. Dans le prolongement, en 2007, la rencontre avec Daniel Chaffraix, le PDG d’IBM France s’est traduite par trois manifestations invitant les DSI à un petit-déjeuner sur « la stratégie IBM », un autre sur la « pénurie de compétences pointues » et enfin un voyage d’études sur l’innovation.

Comme il le fait depuis 40 ans, le CIGREF continuera auprès d’IBM (comme des autres fournisseurs) à faire valoir les intérêts légitimes des grandes entreprises, dans un dialogue franc et loyal et  un esprit non dogmatique visant à une création de valeur partagée !