Impossible d’évoquer l’histoire de l’informatisation des grandes entreprises sans tenter de percer un secret… l’algorithme !

Il en est un en effet qui fait fantasmer le « monde de l’informatique » d’un bout à l’autre de la planète depuis qu’il s’est mis en réseau sur le web : l’algorithme de Google !

L’histoire ne commence pas par le mot « algorithme » lui-même qui vient du nom du mathématicien Al Khuwarizmi, auteur d’un ouvrage au IXème siècle sur « la solution des équations linéaires et quadratiques ». Le principe est beaucoup plus ancien, on trouve traces d’algorithmes 2000 ans avant J-C., chez les Babyloniens, notamment pour le calcul des impôts. Qu’est-ce qu’un algorithme ?

L’algorithme est une succession d’actions systématiques visant, étape par étape, la résolution d’un problème, l’obtention d’un résultat. Principe qui ne s’applique pas qu’aux mathématiques d’ailleurs. Un peu moins confidentiel que l’algorithme de « ranking » de Google, faire une liste de courses, aller au supermarché (ou passer commande par internet) pour préparer les menus de la semaine, relève de l’algorithme !

Le nouvel algorithme du CIGREF à l’issue de ses 40 ans, c’est une démarche stratégique pour « promouvoir la culture numérique comme source d’innovation et de performance » ! Une des étapes, non confidentielle de cet algorithme, est l’ouverture du site Entreprises : stratégies et cultures numériques qui vous appelle tous à comprendre, réfléchir et réagir pour le passage à l’entreprise numérique.

Prouesses d’algorithme

Appuyé sur des méthodes de raisonnement et de calculs itératifs, l’algorithme garantit l’obtention du résultat en apportant la preuve de la solution apportée au problème posé. Lorsque le problème est trop complexe, les données peuvent être divisées et soumises à une succession d’algorithmes. Les résultats partiels sont ensuite regroupés pour donner la solution finale.

En permettant l’exécution optimisée de procédés répétitifs notamment dans les manipulations numériques, l’algorithme s’est tout naturellement invité, dès les années 60, dans la genèse de la sphère informatique. Il a facilité le développement des langages de programmation, s’est installé dans les couches profondes de l’informatique. Il est partie intrinsèque du squelette de l’informatique, tout en étant indépendant du langage de programmation.

L’algorithme n’a pas qu’un domaine de prédilection, il œuvre notamment dans le cadre de la représentation 3 D, par exemple pour les jeux vidéo, dans le domaine du cryptage, de l’intelligence artificielle et de l’indexation et la recherche dans les bases de données.

C’est principalement grâce à leurs performances dans le domaine de la recherche et de l’indexation des bases de données, que le/les algorithmes de Google font rêver ! Au-delà de leur compréhension qui permettrait à « tous »  d’être affichés en première page des résultats de recherche du célèbre moteur, la performance est extraordinaire. En atteste le nombre de datacenters (également tenu secret, supposé être autour de 36 en 2008) répartis dans le monde, qui protègent les milliards de documents et pages indexés par Google. Pour abriter ses « copies du web », on suppose que Google héberge actuellement pas loin d’un million de serveurs qui donnent du grain à moudre à son algorithme fétiche ! On comprend qu’il soit l’objet de toutes les attentions du géant de la recherche, qui explique « l’améliorer régulièrement » afin de mettre en avant les sites de qualité, apportant des contenus originaux à valeur ajoutée, plébiscités par l’internaute.

D’autres secrets et/ou prouesses d’algorithmes ? Vous avez la parole…