Trente ans… c’est un âge canonique pour un ordinateur ! Autant dire que l’on a plus de chance de trouver une de ces machines dans un musée que sur le bureau d’un trentenaire né, comme lui, en août 1982 ! Et pourtant, un de ces ordinateurs qui ont marqué l’ère de l’informatique grand public, s’est offert une nouvelle jeunesse en 2011.

Retour sur la naissance du Commodore 64

Ce trentenaire, c’est le Commodore 64 qui a la réputation d’avoir été l’ordinateur le plus vendu de l’histoire de l’informatique. En effet, incroyablement populaire, il s’en serait  vendu quelques 17 millions selon le « Commodore annual repport » de 1993. Il faut dire que ses caractéristiques étaient, à l’époque, optimales pour le jeu. Il fut le premier ordinateur ainsi optimisé à la fois sur les plans graphique (affichage 16 couleurs, 8 sprites) et son  avec une carte SID 6581, 3 canaux de son. Dès lors la ludothèque associée à cet ordinateur par les éditeurs de jeux va devenir la plus importante pour l’époque. 

C’est en septembre 1982 que Commodore Business Machines commence l’expédition du Commodore 64 au prix de détail suggéré de 595$. Un prix défiant la concurrence de l’époque notamment représentée par l’Apple II qui se vendait autour de 1.300$. Il faut dire que la philosophie de Jack Tramiel, le concepteur du Commodore 64, était de pouvoir proposer des ordinateurs accessibles au plus grand nombre. Une action marketing appuie le lancement du Commodore 64 pour mieux faire entrer la machine dans les foyers.

Jack Tramiel, père du Commodore 64 

Certes moins célèbre que Steve Jobs, Jack Tramiel a pourtant fait énormément pour l’histoire de l’informatique ! Né en 1928 en Pologne, déporté à Auschwitz, libéré par l’armée américaine puis émigré aux Etats-Unis en 1947, Jack Tramiel est mort à Stanford en avril 2012. C’est en 1954 qu’il fonde Commodore International, entreprise où il fera naitre le Commodore 64 et lui associe cette idée que l’ordinateur doit pouvoir entrer dans chaque foyer à la fois par son prix et son équipement. le Commodore 64 peut recevoir différents terminaux : joystick, imprimante, modem, lecteur de cassette et de disquette – la 5,25 pouces. Même s’il fallait encore copier de nombreuses lignes de codes sur l’écran d’accueil avant toute action, c’est grâce à cela que l’informatique personnelle s’est imposée.

Poussant à l’extrême cette politique du prix bas, il fait descendre le Commodore 64 à 199$ en 1983, Jack Tramiel sera contraint de quitter l’entreprise. Ce sera le début d’une nouvelle aventure technologique avec Atari !

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