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Entreprises & Culture Numérique
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Préface
Oser, en 2013, rapprocher les termes Entreprises et Culture Numérique,
tel est le déf de ce nouvel ouvrage. Pour le relever, la légitimité du CIGREF
repose sur plusieurs fondements institutionnels :
-
Le CIGREF, association de grandes entreprises, a pour vocation, depuis sa
création en 1970, d’aider leurs dirigeants à façonner des entreprises plus
innovantes, en s’appuyant à l’origine sur les techniques informatiques,
puis sur les systèmes d’information et leurs usages.
-
A l’occasion de son
,
le CIGREF a renouvelé cet
engagement en l’élargissant à l’ensemble des problématiques du monde
numérique et des transformations qui en découlent pour l’entreprise.
-
Parallèlement, le CIGREF a également créé une fondation de recherche, la
dont
la mission est de «
mieux comprendre comment le monde numérique transforme notre vie et nos
entreprises
»,
et dont l’objectif principal est de conduire un programme international de recherche, le
programme ISD, sur « le design de l’entreprise 2020 ».
-
Par ailleurs, dans le cadre de son plan stratégique 2015, le CIGREF s’est fxé pour ambition d’accroître son
rayonnement au sein des grandes entreprises et des administrations, en s’affirmant comme «
carrefour
d’informations, de réflexions et d’échanges sur l’entreprise dans le monde numérique
».
Toutes ces activités sont réalisées dans le but de préparer l’avenir et d’innover, mais surtout en vue d’agir pour
des entreprises performantes au cœur du monde numérique.
Entreprises et culture numérique : un nouveau défi !
Depuis sa création, deux ouvrages ont marqué l’histoire de notre Réseau de Grandes Entreprises :
et
2
.
Tous deux prennent en compte
l’importance de la dimension culturelle pour les entreprises et leurs collaborateurs dans les transformations
auxquels ils doivent faire face.
Dans le premier, Pierre Lhermitte, Président fondateur du CIGREF, écrivait «
L’adaptation des structures aux
réalités techniques et économiques est devenue une pressante nécessité et il importe de bien savoir qu’il ne
s’agit plusd’une simpleévolutionmais d’uneprofondemutation. L’adaptation de nos entreprises à ces nouvelles
techniques de l’informatique est indispensable pour assurer leur compétitivité sur le plan international et
permettre l’épanouissement intellectuel et culturel de la population active
».
Dans le second, Bruno Ménard, mon prédécesseur, prolongeait la réflexion de Pierre Lhermitte : «
Depuis
1970,
l’informatisation des organisations se poursuit à un rythme accéléré. Après l’automatisation des tâches
administratives, par exemple la comptabilité, puis l’informatisation des processus métiers, l’arrivée d’Internet
a ouvert une nouvelle ère de communication et de partage d’information
3
».
Bruno Ménard précisait également : «
Les applications technologiques sont produites et structurées par des
processus sociaux dynamiques, qui prennent en compte les pratiques de l’organisation et des utilisateurs […]
Ce qui distingue l’usage de l’utilisation, c’est avant tout le périmètre couvert par les deux termes. D’un côté,
l’utilisation fait référence au rapport fonctionnel de l’individu à la technologie […] D’un autre côté, l’usage
dépasse ce cadre fonctionnel parce qu’il prend en compte d’autres dimensions, à caractère immatériel, du
rapport de l’individu à la technologie : il recouvre non seulement l’emploi des techniques, mais également les
comportements, les attitudes, la culture et les représentations des individus
4
».
Pascal Buffard
Président d’AXA Technology Services
1
Lhermitte, Pierre, (1970),
Le Paris Informatique
,
France-Empire
2
Ménard, Bruno, (2010),
3
Ménard, Bruno, (2010),
ibid
,
p. 7.
4
Ménard, Bruno, (2010),
ibid
,
p. 41-42.