Entreprises & Culture Numérique
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Par exemple, le Directeur marketing de
JetBlue
poste régulièrement des
tweets
et l’entreprise encourage les
blogueurs à faire part de leurs expériences de voyages.
Cisco
attend de ses collaborateurs qu’ils consacrent
une partie de leur travail aux médias sociaux et leur fournit des liens vers diverses ressources en ligne, y
compris d’apprentissage.
Les dirigeants des entreprises avancées entrainent leurs organisations en encourageant l’expérimentation.
Le programme
Innovation Time Off
de
Google
encourage les collaborateurs à consacrer 20% de leur temps
de travail à des projets qui les intéressent.
Gmail
,
Google News
et d’autres produits sont le résultat de cette
politique.
En cherchant à tirer les leçons des expériences passées (échecs compris) et en mettant en place des systèmes
de capitalisation de l’apprentissage, les entreprises peuvent créer une culture dans laquelle la prise de risques
calculés est valorisée. La créativité et l’innovation, via les mises en réseaux, regroupent des disciplines et des
profls différents, parfois en grand nombre, ce qui décuple les processus d’idéation.
Le
leadership
-
serviteur
Une nouvelle modalité du
leadership
se fait jour dans l’entreprise numérique. C’est le
leadership
«
serviteur », mis notamment au service des communautés virtuelles. Les qualités du leader-serviteur
diffèrent plus ou moins selon les spécialistes.
Un dénominateur commun apparaît cependant. Là où les travaux contemporains sur le
leadership
mettent
en avant des qualités telles que la vision, l’écoute, l’influence, le savoir-déléguer, le savoir-communiquer… le
«
leader-serviteur » fait preuve de qualités affectives et morales : la résilience, l’empathie, l’appréciation des
autres, l’intégrité et l’humilité.
Ces qualités prennent une importance croissante dans la relation avec les collaborateurs. Mais il est tout aussi
important de ne pas déposséder le leader hiérarchique de son rôle.
Ce rôle est essentiel pour convaincre le top management d’engager de tels dispositifs numériques (équipes
virtuelles, gestion de connaissances…), l’assurer de son soutien. Il est essentiel également pour convaincre
le personnel et engager les équipes dans leur effort autour des projets. Le leader est le facilitateur, il est
«
l’âme de l’équipe ».
La DSI, acteur du déploiement vers la transformation numérique
Le rôle de la DSI, à travers le concept «
d’IT Capabilities
» (
compétences SI) est défni comme une aptitude à
mobiliser des ressources numériques, en combinaison avec d’autres ressources et compétences. Il est au cœur
de la convergence entre le système d’information et les enjeux stratégiques et opérationnels des métiers.
L’infrastructure doit s’ouvrir aux partenaires, les compétences doivent s’élargir, pour la mise en œuvre de
plateformes techniques ouvertes et les ressources intangibles doivent être orientées vers les clients et le
partage de connaissances.