Entreprises & Culture Numérique
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Ce qui traduit sans doute le mieux l’organisation du travail au sein de la culture
numérique dans l’entreprise, relève du mode rhizome décrit par Gilles Deleuze
et Félix Guattari. La croissance et la multiplication sont intenses, apparemment
anarchiques. Si le terrainest favorable, chaquepousse contribuera à ladensifcation
de l’ensemble.
Le principe des communautés numériques procède de cet état. Il requiert deux
préalables : une maturité comportementale et une charge de travail aptes à
accepter le principe du volontariat communautaire.
•
L’entreprise est-elle disposée à exiger moins (en apparence de son salarié, afn
de lui permettre d’en faire davantage ?
Est-elle prête à privilégier la productivité collective à la productivité individuelle ?
À lui aménager du temps disponible ?
•
Le salarié est-il conscient des conséquences de cette autonomisation
(
empowerment
) ?
Chaque passion, chaque engagement, s’exerçe au détriment
d’autre chose.
•
L’émergence de sociétés de services hybrides, au sein même de l’entreprise,
doit favoriser les usages et la culture numérique. Ce changement suppose une
vision sincère, véritable et vérifable, partagée par tout le management. À défaut,
c’est exposer la DSI à une autonomisation incontrôlée. Ces conditions sont-elles
réellement réunies ?
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