Page 42 - Gérer la diversité CIGREF-AFMD

©
CIGREF - AFMD - Juillet 2013
42
Quels rôles organisationnels pour les informaticiens seniors ?
Quels sont les
rôles organisationnels
que peuvent endosser les travailleurs du
numérique dès lors qu’ils souhaitent prendre de la distance avec des fonctions
fortement techniques ? Habituellement, l’on distingue
deux grandes filières
pour les
fonctions de cadre :
La filière « expertise »
se présente en continuité avec l’expertise technique
déjà expérimentée, soit par une spécialisation sur les matières fonctionnelles
(
connaissance des contraintes, spécificités des utilisateurs), soit sur des matières
relationnelles (interface entre la technique et les utilisateurs, en termes de
communication, de formation, etc.).
La seconde grande filière est davantage
associée au management
,
qu’il s’agisse de
projets ou de gestion de services, départements, etc.
Ces évolutions de carrière peuvent bien entendu être anticipées et renforcées par
les employeurs, en termes de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences
(
GPEC).
Parallèlement,
de nouveaux rôles organisationnels élaborés autour de la question du
mentorat sont actuellement en vogue
,
et reposent sur l’idée d’une articulation entre
la transmission de connaissances organisationnelles aux jeunes recrues supposées
préférer des espaces de collaboration non hiérarchiques, et en retour, une transmission
de connaissances techniques des plus jeunes aux âgés. Séduisante sur le principe, ce
type d’initiative n’a pas encore fait l’objet de réelles évaluations.
Par ailleurs,
l’emploi des âgés comprend également de nombreuses autres formes
parallèles à l’emploi salarié
auprès d’entreprises utilisatrices. Les compétences
fonctionnelles sont également en partie recherchées par des SSII, des informaticiens
optent pour une installation comme travailleur indépendant ou suivant plusieurs
formules de portage salarial, d’autres s’investissent dans la formation… Le cadastre
de l’évolution des carrières des informaticiens passé le cap de la quarantaine n’est pas
encore établi finement.
Cependant, il convient de s’interroger sur la portée de la question de l’évolution de la
gestion des âges dans une perspective de diversité : s’agit-il de s’accommoder d’une
situation de fait qui rendrait nécessairement problématique la « seconde partie de
carrière » des informaticiens, ou de transformer cette représentation en contribuant à
gommer toute problématique d’âge dans la dynamique de l’emploi ?