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CIGREF - AFMD - Juillet 2013
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Nous pouvons distinguer plusieurs niveaux d’actions à mener afin de répondre aux
enjeux du développement des métiers du numérique :
1.
Agir sur le secteur pour ajuster la culture et les conventions
•
Mener des actions dans les écoles, par exemple, à travers le système de parrainage
et de mentorat, afin de faire connaître les métiers du numérique et d’y attirer les
jeunes talents. Par exemple, EDF organise chaque année une journée « Energy Day »
a destination des écoles avec un stand par métiers de l’entreprise dont l’IT ;
•
Sensibiliser les étudiants dans les écoles d’ingénieurs et les universités aux enjeux
de la gestion de la diversité dans les métiers du numérique. Mener ces actions
pédagogiques en amont pendant la période d’études des futurs managers IT apparaît
indispensable si l’on veut changer les mentalités dans le secteur ;
•
Casser l’image « geek » de l’informaticien, à travers la mise en valeur des
exemples de femmes qui réussissent dans les métiers du numérique. Par exemple,
la commission « Femmes du numérique » organise partout en France des sessions
à destination des lycéennes mais aussi des professionnels de l’orientation scolaire,
faisant intervenir les « role models » au féminin.
2.
Convaincre de la nécessité de stratégies globales en faveur de la
diversité au sein de l’entreprise et au-delà
•
Les partenaires sociaux ont un rôle à jouer pour promouvoir la diversité. Selon le
rapport de l’Union Network International « La gestion de la diversité dans le secteur
des TIC : Défis et enjeux pour le dialogue social », des arguments de poids plaident
en faveur de l’utilité du dialogue social pour gérer la diversité; dans de nombreux
domaines. « Le dialogue social peut contribuer à maintenir la performance et la
durabilité du secteur des TIC. De bonnes pratiques de diversité exigent toutefois un
changement non seulement chez les employeurs et leurs dirigeants mais aussi au
sein des syndicats eux-mêmes ».
•
La mise en place de politiques de diversité performantes nécessite des réflexions
en amont sur la contribution d’une politique diversité à la performance globale
de l’entreprise. C’est un argument fort auquel seront sensibles tous les acteurs
d’entreprise, faut-il encore savoir évaluer la performance de la diversité et retenir
des indicateurs adaptés (cf. AFMD/Equity Lab « Rapport annuel diversités : Mesurer,
partager, progresser », 2011). A ce sujet, les sous-traitants pourraient également
faire l’objet d’évaluation.