E-reputation : Étude sur les risques et opportunités liés à l’e-réputation des entreprises

10 février 2012 | Publications par thèmes, Risques numériques

La réputation, actif intangible d’une entreprise, sans valeur comptable, est pourtant l’une des composantes essentielles de l’entreprise. Immatérielle et vulnérable, elle peut, par exemple, agir sur ses volumes de ventes. La réputation se conçoit dans une approche transversale, car elle affecte toutes les structures internes à une organisation, mais également dans une approche environnementale, car elle intègre aussi des facteurs externes, essentiels au bon fonctionnement de l’entreprise.

Le passage au numérique de la réputation a fait apparaître le concept « d’e-réputation », engendrant des bouleversements dans le rôle des parties prenantes, du consommateur.
En outre, le numérique a considérablement complexifié l’environnement de l’entreprise. En effet, l’espace d’échange offert, par internet en général et par le Web 2.0 en particulier, permet un dialogue entre toutes les parties prenantes, sur de nouveaux supports qui échappent potentiellement au contrôle de l’entreprise, déjà confrontée aux risques causés par la fluidité de l’information numérisée.

Au niveau de l’entreprise, il est nécessaire de ne pas considérer l’e-réputation uniquement comme porteuse de risques, et de mettre fin à quelques idées reçues :

  • Toutes les entreprises ne sont pas affectées par ce concept de la même manière : certaines marques sont portées par leurs clients, d’autres sont régulièrement attaquées et certaines laissent indifférent ;
  • Si Internet est un espace de liberté, il n’est pas pour autant un espace de non-droit ;
  • Enfin, une information n’affecte l’e-réputation de l’entreprise que lorsqu’elle est bien référencée et massivement diffusée par des sources fiables.

On peut classer les procédés d’atteintes à l’e-réputation d’une entreprise, en trois catégories :

  • Les atteintes informationnelles, comme la diffusion d’avis négatifs de consommateurs, le dénigrement, la rumeur et la diffusion de fausses informations ;
  • Les atteintes touchant à l’identité, comme le détournement de logo, l’usurpation ou le détournement de marques ou de produits ;
  • Les atteintes d’ordre technique, comme le phishing, le piratage de site, le flog, splog, cybergriping ou bien cybersquatting.

Face à ces risques, l’étude du CIGREF – basée sur des interviews de professionnels exposés chaque jour au concept de l’e-réputation – vise à mettre en évidence quelques bonnes pratiques relatives à plusieurs catégories de risques, identifiées dans une précédente étude du CIGREF (Les Risques Numériques pour l’entreprise – CIGREF 2011).

Cette étude a été réalisé par Pauline Rouaud et François Barriol, stagiaires HEC du Master « Management des Risques Internationaux ».

Télécharger l’étude « Étude sur les risques et opportunités liés à l’e-réputation des entreprises » [pdf, 950 Ko]

Modèle de maturité et d’audit de la gouvernance du numérique : le nouveau référentiel pour piloter la maturité de votre gouvernance numérique

Face à l’accélération des ruptures technologiques et à l’omniprésence du numérique au cœur des métiers, le Cigref, l’IFACI et ISACA France, lancent le Modèle de maturité et d’audit de la gouvernance du numérique (MAGNum). Ce successeur du GAGSI dépasse le cadre de...

L’approche low-tech au service de la résilience numérique des organisations : stratégies d’adaptation face aux fluctuations

Dans un contexte de crises multiples et de vulnérabilité croissante des systèmes numériques, le Cigref, en partenariat avec l’Institut du Numérique Responsable (INR), publie son nouveau rapport : « L’approche low-tech au service de la résilience numérique des...

Mise en œuvre de la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) : enjeux et perspectives pour les directions numériques

Dans un contexte de refonte et de simplification réglementaire majeure, la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) se pose en figure de proue. Mais au-delà de la conformité, un défi stratégique émerge : comment transformer cette exigence en...

Déclaration commune sur l’autonomie stratégique numérique et la souveraineté européenne – par les quatre associations européennes d’utilisateurs professionnels du numérique pour le sommet franco-allemand du 18 novembre

Télécharger le PDF en français Download the PDF in English Nous, représentants d'entreprises et d'acteurs économiques en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Belgique, appelons les États membres et les institutions européennes à assumer pleinement leurs...