Le CIGREF présente Bernard Duverneuil, son 15ème Président !

Le CIGREF présente Bernard Duverneuil, son 15ème Président !

Bernard-Duverneuil-cigrefLors de sa 46ème Assemblée Générale, le CIGREF a élu son nouveau Président : Bernard DUVERNEUIL.

L’engagement de Bernard Duverneuil au sein du CIGREF

Bernard Duverneuil représente l’Entreprise Membre « Essilor International » depuis 2009, date à laquelle il a fait son entrée au Conseil d’Administration du CIGREF. Il avait été élu Administrateur lors de l’Assemblée Générale du 6 octobre 2009 puis Vice-président du CIGREF à celle du 19 octobre 2011.

Mais c’est dès 2001 que Bernard Duverneuil rejoint le CIGREF pour contribuer à ses travaux, en tant que représentant de l’Entreprise Membre Lagardère. Parmi ses contributions, on peut citer sa participation à la première « Charte CIGREF-Syntec » (reconduite en 2014), ou encore le pilotage des groupes de travail Business Intelligence, Cloud et Entreprise Numérique ainsi que le co-pilotage du groupe de réflexion sur le projet stratégique « CIGREF 2020 ».

Quelle vision pour embrasser la fonction de Président du CIGREF ?

Bernard Duverneuil est convaincu que « le CIGREF doit contribuer – avec sa singularité – à la construction de notre futur économique et que celui-ci dépendra de la capacité de nos entreprises à réussir le numérique ! ».

Lors de son premier discours de Président du CIGREF, il rappelle qu’il est difficile d’anticiper l’avenir. Alors comment s’y préparer ?

Le numérique et l’économie

Comment les entreprises peuvent-elles se préparer aux bouleversements que le numérique apporte sur nos marchés ?

« Ce qui importe dans la dynamique de marché, c’est la contestabilité […] Le numérique se prête particulièrement à cet exercice de contestabilité […] Non seulement le numérique rend contestables tous les marchés, mais il amène généralement une dynamique plus rapide, plus agile, et souvent plus ambitieuse. Celui qui apporte une véritable expérience utilisateur qui soit à la fois riche et innovante, rafle désormais la mise… ».

Le numérique et l’éthique

Il rappelle également que « d’autres enjeux devront être relevés notamment sur le plan éthique. Le CIGREF a toujours accordé une importance cruciale à ce sujet, en promouvant un usage éthique et responsable du numérique, notamment l’usage qui peut être fait de nos données, à titre individuel ou bien, dans l’entreprise, des données de nos clients. En corollaire, la transparence des algorithmes sera de plus en plus réclamée, qu’il s’agisse du GPS, du classement des meilleures écoles ou meilleures universités, ou de l’algorithme du système APB pour ceux qui ont des enfants au lycée… Et il paraîtra de plus en plus important que chacun développe sa compréhension des algorithmes  pour ne pas en être le jouet ; je vous renvoie ici à la lecture de l’excellent ouvrage de Dominique Cardon « A quoi rêvent les algorithmes ? ».

Le nouveau Président du CIGREF poursuit en soulignant que « le retour en force de l’Intelligence Artificielle n’est pas non plus sans soulever de nombreuses questions, que notre récent colloque a pu aborder sous des angles différents et complémentaires : philosophie, management et juridique avec notamment les interventions de Maître Bensoussan et du philosophe Bernard Stiegler ».

Le numérique et la géopolitique

L’omniprésence du numérique dans les multiples aspects de nos vies et de nos économies porte un enjeu géopolitique fondamental : « C’est la question de la souveraineté, qu’il s’agisse de la localisation des données, de la dépendance massive de nos entreprises, et donc de notre économie, à des services fournis par les grands acteurs du numérique, ou qu’il s’agisse de l’émergence de ces grands acteurs transnationaux plus puissants que des états. Les grandes entreprises pourront-elle véritablement se passer d’une grande politique européenne en la matière ? ».

B-Duverneuil AG2016Le numérique et le CIGREF…

A quoi sert de regarder partir les trains si l’on reste à quai ? Bernard Duverneuil rappelle que le CIGREF s’est donc fixé comme mission de « développer la capacité des grandes entreprises à intégrer et maîtriser le numérique ». Il précise que « les personnalités qui représentent ces entreprises au CIGREF et qui participent à ses travaux (les DSI et leurs équipes, mais aussi des dirigeants, des responsables juridiques, RH, achats, voire marketing) ont pour particularité d’être les praticiens de cette transformation numérique. C’est là que le CIGREF puise sa légitimité et sa singularité : nous avons la responsabilité de réussir l’exécution de cette transformation numérique.

Une des premières missions des praticiens du numérique que nous sommes est de développer la compréhension et la maitrise des enjeux du numérique entre nous, avec nos pairs mais également au sein de nos entreprises. Notamment auprès des dirigeants de nos entreprises qu’il s’agit de sensibiliser aux ruptures technologiques en cours, comme à venir.  

Je me permettrai simplement de rappeler l’une des orientations fortes de notre programme CIGREF 2020 en matière d’ouverture à l’écosystème. Je citerai notamment le renforcement de nos relations avec le tissu des startups, ainsi qu’avec le monde de la recherche, dont l’apport à notre communauté a été largement démontré lors de la conduite de notre programme ISD.

Les relations avec le monde de l’enseignement me tiennent également à cœur, et en particulier avec les grandes écoles, pour qui il est fondamental de former les talents de demain au numérique »

Pour conclure, Bernard Duverneuil explique que « s’il est difficile de savoir de quoi sera fait l’avenir… on doit se rappeler les propos d’Abraham Lincoln « La meilleure chose à propos de l’avenir, c’est qu’il vient une journée à la fois ». Cela doit donc plus que jamais nous encourager à réfléchir ensemble, à partager nos expériences et surtout à tâcher d’anticiper. Et c’est ce à quoi le CIGREF s’emploiera avec le concours de ses entreprises membres et de ses partenaires ».

Le parcours professionnel de Bernard Duverneuil

Le nouveau Président du CIGREF a rejoint le groupe Essilor en Février 2009 en tant que Directeur des Systèmes d’Information Groupe, et est à ce titre membre du Comité Exécutif. Il est chargé du pilotage des activités Systèmes d’Information à l’échelle du groupe, de la définition à la mise en œuvre de la stratégie informatique, ainsi que de la coordination des activités opérationnelles des Systèmes d’Information.

Pour mémoire, Bernard Duverneuil a été élu DSI de l’année en 2013.

Diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications, il a développé une expertise de 25 années dans les systèmes d’information. Les premières années de sa carrière se sont déroulées au sein de sociétés de services (GSI), puis de cabinets de conseil en management et en stratégie (Coopers & Lybrand, puis A.T.Kearney). Il a rejoint ensuite le groupe Lagardère dont il fut pendant 8 ans le DSI Groupe, avec en responsabilité additionnelle, de 2006 à 2008, la création et l’animation du Pôle Innovation, démarche transverse visant à dynamiser le développement d’offres média innovantes liées aux technologies numériques.

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