Le SI au cœur de la révolution numérique
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L’imprimante 3D devient un centre d’usinage
Les imprimantes 3D vivent la même mutation.
Initialement suffisamment coûteuses et lentes pour être
limitées à quelques objets basiques, elles connaissent une
diversification spectaculaire pour constituer aujourd’hui
un outil industriel crédible.
Toutes les matières sont accessibles, y compris le métal.
La technique additive permet de produire des objets
complexes en 3D en petites séries : l’impression 3D
révolutionne la manière dont une entreprise conçoit et
fabrique des produits.
L’automobile, un objet de consommation électronique
L’automobile n’était présente dans un passé récent que dans le
hall Nord, sous forme de kits monstrueux d’amplificateurs de
son. Elle est aujourd’hui riche de nombreux stands centrés sur
le savoir-faire numérique des constructeurs. Presque tous les
constructeurs sont là. Ils participent activement aux
keynotes
.
Après Mercedes et Ford dans les éditions précédentes, cette
année ce sont Volkswagen et GM qui ont voulu démontrer leur
expertise dans les véhicules connectés et autonomes. De façon
plus générale, la mobilité est à l’honneur avec son corollaire
numérique, la géolocalisation. Les équipementiers Valeo, Bosch,
comme Here, l’ancien Navteq, sont également très présents.
Non seulement les imprimantes 3D s’imposent pour
tout ce qui est maquette et prototype, mais elles
deviennent de véritables centres d’usinage permettant
de gérer tout le processus de production, en scannant
n’importe quel objet pour le reproduire avec précision.
La vitesse d’opération augmentant, la productivité
de ces machines rend crédible leur présence dans les
ateliers, et pourrait permettre de relocaliser certaines
productions.
C’est donc une révolution industrielle qui s‘engage
progressivement. L’imprimante 3D s’inscrit dans la démarche plus
large de l’optimisation industrielle 4.0 en permettant de repenser les
processus industriels autour de technologies additives.




