G8 de l’internet : quel impact sur les entreprises à l’ère du numérique ?
Le G8 de l’internet ou « e-G8 » va rassembler, dans une semaine aux Tuileries à Paris, les grands acteurs européens et les grands noms internationaux de l’internet comme Mark Zuckerberg pour Facebook, Eric Schmidt pour Google et Jeff Bezos pour Amazon.
Ce Forum, organisé à l’initiative du Président de la République, a pour objectif de faire le point « sur toutes les questions liées à Internet » dont ces grands sujets « liberté, croissance économique et éducation ». Il rassemblera quelques 600 acteurs des différents « métiers de l’internet ».
E-G8 Forum est placé sous la présidence de Maurice Lévy, président du directoire de Publicis Groupe, grand témoin des 40 ans du CIGREF avec une intervention remarquée sur le thème « l’entreprise numérique ».

« La gouvernance de l’entreprise se construit aujourd’hui avec une approche et une réflexion sur les risques. C’est à la fois une exigence et un acte managérial. Il est vrai qu’au premier abord, l’entreprise numérique semble éviter des risques auxquels fait face l’entreprise classique. Mais ses caractéristiques propres génèrent de nouvelles sources de risques.
« Les technologies de l’information transforment nos habitudes de travail quotidiennes… Elles permettent d’informer en communiquant des informations plus détaillées, contextuelles, destinées à la prise de décision individuelle et à l’intelligence collective. C’est pourquoi elles contribuent à accélérer les processus organisationnels et à en optimiser les coûts et la productivité ».
L’explosion des réseaux sociaux, la déferlante des technologies mobiles qui permettent entre autres aux smartphones d’interagir en temps réel avec l’environnement marchand que ce soit par exemple pour payer notre stationnement, afficher les cartes des restaurants à proximité, nous alerter sur les « promotions » de telle ou telle enseigne voisine… oblige l’entreprise à repenser ses stratégies marketing.
« …Il nous faut être conscients, nous, homo sapiens devenus « homo numericus », du risque qui nous guette d’être pris au piège des mémoires numériques qui jouent le même rôle que notre propre mémoire : toujours présentes, même si elles paraissent enfouies au plus profond d’un système dont nous ne pouvons pas mesurer l’envergure, elles sont là dans une posture qui peut nous porter alternativement de la progression à la régression selon l’usage que nous en faisons… ».
Lorsque l’entreprise devient numérique, sans limite matérielle, que l’on ne distingue plus véritablement de ligne de démarcation entre elle et ses clients, que son identité même est en pleine mutation, que devient sa stratégie d’entreprise ?
Est-il possible aujourd’hui pour une entreprise de concevoir son modèle d’affaires sans y intégrer une vision numérique ?